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Dans le cadre de nos recherches sur le thème du fer dans l'alimentation des chevaux, nous avons comparé de nombreux articles provenant de différents pays. Nous aimerions maintenant partager quelques brèves informations et les réflexions personnelles.

D’abord, une brève information : Le fer est un oligo-élément important dont l'organisme a besoin avant tout pour la formation de l'hémoglobine (pigment rouge du sang -> transport de l'oxygène vers les cellules) et de la myoglobine (fibre musculaire rouge -> transport de l'oxygène vers les cellules musculaires -> respiration cellulaire / production d'énergie). Il est également utilisé pour la formation d'enzymes contenant du fer.

Le fer est présent dans les aliments sous forme de Fe2+ et Fe3+, et il semble important de préciser que dans les sources alimentaires végétales il est majoritairement présent sous forme de Fe3+. Important, parce que Fe3+ a une absorption plus faible que Fe2+, à savoir seulement 5% environ.

L'absorption du fer dans l'organisme est un processus actif via la muqueuse intestinale. Le fer qui a été absorbé mais dont l'organisme n'a pas directement besoin est stocké sous forme liée dans le foie, la rate et la moelle osseuse. Divers nutriments (par exemple le calcium) inhibent sa biodisponibilité, tandis que d'autres l'augmentent (par exemple la vitamine C, la vitamine A). Le corps ne peut éliminer du fer que de manière limitée.

Recommandations d'alimentation :

NCR 2007 recommande un apport quotidien en fer pour nos chevaux :

  • en maintenance : 80 mg pour 100 kg de poids corporel (=400 mg pour un cheval de 500 kg)
  • en période d’entrainement : 100 mg pour 100 kg de poids corporel (=500mg pour un cheval de 500 kg)


Le GfE 2013 recommande :

  • en maintenance : 84,6 mg pour 100 kg de poids corporel (= 423 mg pour un cheval de 500 kg)
  • en période d’entrainement : 84,6 mg pour 100 kg de poids corporel (= 423 mg pour un cheval de 500 kg)

Selon Meyer & Coen, la quantité maximale tolérable est de 500 à 1000 mg pour un cheval de 500 kg, selon NCR 2007 500 mg par kilo de matière sèche

Sur la base de centaines d'analyses de foin et d'herbe effectuées par Harmonie Nutrition Équine, 1 kg de foin ou 1 kg d'herbe contient en moyenne déjà 200 mg de fer.
Si, par exemple, un cheval de 500 kg mange la quantité de foin recommandée (2 kg de foin pour 100 kg de poids), cela donne déjà la quantité suivante :

10 kg (foin) à 200 mg de fer/ kg = 2000 mg de fer

Nous pouvons clairement voir que le besoin en fer est déjà plus que couvert par la consommation de foin !

Il faut considérer (même si on ne connaît pas toujours la quantité en fer exacte) que grâce :

  • aux aliments concentrés (petite remarque : généralement, les étiquettes sur le sac d'aliments ne mentionnent que les valeurs nutritives artificiellement ajoutées et pas celles contenues dans les matières premières composant l'aliment)
  • à l'eau potable (la teneur en fer des sources naturelles serait intéressantes à connaitre au cas par cas)

que plus de fer est absorbé. On se trouve donc rapidement avec trop de fer et il convient d'éviter selon les possibilités toute administration artificielle supplémentaire. (Petite note : bien sûr, il peut y avoir aussi des cas individuels qui ont un besoin de fer accru. Consultez votre vétérinaire si nécessaire)

De plus il y a de nombreux facteurs qui doivent être pris en compte pour calculer l'apport réel en fer (et d’autres nutriments) :

  • Tout d'abord, les informations sur l'apport quotidien à fournir sont des "recommandations"
  • dans notre exemple, nous calculons avec des valeurs moyennes
  • les analyses sont également soumises à des fluctuations naturelles, car chaque balle de foin et chaque parcelle d'herbe a des valeurs (de fer) différentes
  • il n'est pas toujours clair si on parle de Fe2+ ou de Fe3+ (et donc de la biodisponibilité)
  • l'état de santé général
  • l’âge
  • la charge d’entrainement
  • l'équilibre des bactéries dans l'intestin
  • l'approvisionnement général en autres nutriments et les interactions qui en résultent (influençable... !)
  • les complexes mécanismes de régulation de chaque organisme

... la majorité des propriétaires est donc confrontée à un calcul comportant trop d'inconnues et de variables pour pouvoir obtenir un résultat fiable.

Mais bien évidemment, on peut tirer une conclusion relativement sûre de ces considérations : il faut choisir un CMV sans fer supplémentaire !

Et pourquoi ?
Que se passe-t-il s'il y a un excès de fer dans le corps du cheval ?

De nombreux professionnels mettent en garde contre l'intoxication au fer des chevaux.

De nombreuses recherches prouvent également qu'une trop grande quantité de fer serait nocive pour l'organisme. Cependant, les conclusions tirées viennent parfois des recherches sur les humains, les chiens, le bétail, voire les rhinocéros, les dauphins et les oiseaux et sont souvent transférées au cheval - c'est pourquoi ces résultats peuvent être considérés avec prudence … mais correspondent toutefois à de nombreuses observations menées par des experts indépendants qui font le lien avec des symptômes similaires sur le cheval.

Les maladies secondaires les plus courantes sont les lésions hépatiques, mais on parle aussi du développement d'une résistance à l'insuline, d'inflammation et infections chroniques ainsi que d'un fort stress oxydant. Ce sont des maladies auxquelles nos chevaux sont actuellement souvent confrontés, surtout en cette période de production d'aliments industrialisés…

Il convient de mentionner une étude relativement récente de l'université d'Utrecht, réalisée en 2018 et en lien direct avec des chevaux (!). Elle prouve qu'une trop grande quantité de fer peut entraîner des maladies chroniques du foie. Dans cette étude, les chevaux qui partagent l'accès à une source naturelle d'eau potable ont été examinés. Dans la source d'eau potable, une teneur en fer extrêmement élevée a été détectée, l'herbe et le sol ne présentaient aucune valeur notable. Cette source a été la principale source d'eau potable pour certains chevaux pendant des années. Neuf des 22 animaux ont dû être euthanasiés.

(Publication originale : Theelen MJP, Beukers M, Grinwis GCM, Sloet van Oldruitenborgh- Oosterbaan MM (2018) : Surcharge en fer de Chronis causant une hémochromatose et une hépatopathie chez 21 chevaux et un âne. Equine Vet J 51(3) : 304-309. DOI 10.1111/evj.13029)

Notre conclusion

  • Comme le fer ne peut être éliminé que dans une mesure limitée, il est logique d'éviter à tout prix un apport excédentaire à long terme !
  • Si vous soupçonnez un excès de fer, faites analyser le foin, l'herbe et l'eau potable et remplacez-les si nécessaire et si possible.
  • Choisissez un CMV individuel dans lequel les nutriments d’interaction avec le fer (zinc, cuivre, manganèse) respectent des ratios adaptés et cohérents, ou au moins un CMV sans fer supplémentaire.


Ici, chez Cheval Ami, nous croyons que toutes les calculs de l'apport en nutriments ne peuvent jamais fournir un équilibre aussi fin que celui qui serait atteint par un cheval vivant en liberté dans une nature intacte. Mais clairement nos chevaux ne vivent pas en liberté et la nature intacte est extrêmement rare.

Dans cette optique, nous essayons de vous soutenir autant que possible avec nos produits biologiques de Natürlich Pferd dans une alimentation adaptée à l'espèce et 100% naturelle et de nous rapprocher le plus possible d'une alimentation naturelle très variée. Mais les différentes plantes (plus de 1000 différentes) ne peuvent pas être emballées dans un sac et même dans le foin, il n'y a plus la biodiversité pour couvrir les besoins. Il est donc nécessaire de soutenir l’organisme en nutriments avec un CMV. Dans notre gamme, nous proposons donc les compléments alimentaire en minéraux, vitamines et oligo-éléments sans fer ajouté et aux matières premières contrôlées de Harmonie Nutrition Équine avec une possibilité de les adapter individuellement à votre cheval/ écurie.

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