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Plante de la semaine : Juncus Effesus

Une plante que l'on pensait indésirable dans les prairies car elle est indigeste pour le bétail, mais les chevaux semblent l'adorer pour une bonne raison…

Un grand nombre des plantes médicinales les plus puissantes, les plus connues ou les plus utilisées, comme le ginseng et la boswellia proviennent d'Asie, peut-être parce que les médecines chinoise et ayurvédique sont efficaces et toujours pratiquées dans leurs pays d'origine, tout en connaissant une popularité grandissante en occident. Le ginseng pousse en Amérique du nord, sur la côte est, mais une surexploitation a diminué les stocks et il fait à présent partie des espèces menacées. Il est possible de cultiver du ginseng en GB et on trouve au moins un agriculteur britannique ayant fait du ginseng comme culture lucrative alternative pour le vendre à £50 ( env. 57 € ) le kilo.


Le ginseng et la boswellia sont présents dans de nombreux suppléments équins, Une recheche rapide parle de 30 pour le ginseng et 25 pour la boswellia, le premier étant utilisé pour augmenter l'énergie et augmenter la santé générale et la seconde pour réduire la douleur et les inflammations. L'efficacité du ginseng et de la boswellia est due à leur teneur élevée en triterpènes qui interagissent avec le système immunitaire afin d'augmenter le système de défense du cheval en particulier contre les allergies et les inflammations. Les triterpènes sot des anti-oxydants végétaux dont des quantités importantes sont trouvées dans des plantes qui ont évolué et se sont adaptées à leur environnement local. Une jeune plante forte et saine dans son environnement naturel contiendra plus de triterpènes que des variétés de plantes simples cultivées. Les plantes sauvages sont plus puissantes et donc plus convoitées, ce qui se reflète dans le prix au kilo.



Existe-t-il une alternative végétale indigène?


Une excellente alternative au ginseng et à la boswellia se trouve dans le jonc épars, ou Juncus Effesus en latin, une plante que l'on pensait indésirable dans les prairies car elle est indigeste pour le bétail, mais les chevaux semblent l'adorer !

Phytorigins en a fait analyser certaines au cours de recherches sur les prairies afin de décrouvrir qu'elle contenant une quantité de sucres élevée pendant les mois d'automne et d'hiver et une teneur en triterpènes élevée toute l'année. Pour les chevaux souffrant du syndrome métabolique équin, d'obésité et de fourbure, les triterpènes aident à mieux digérer le sucre et pour les chevaux âgés atteints de la maladie de Cushing, les triterpènes vont permettre de récupèrer des effets secondaires comme les abcès, la léthargie, la perte musculaire et une perte tardive de la fourrure.
Les sujets les plus jeunes sont descendus des collines pour pâturer en été et se sont dirigés tout droit vers la zone marécageuse dans le jeune juncus et d'autres variétés des marais d'herbe/de fleurs.

Même si un grand nombre de médicaments synthétiques sont disponibles, ceux d'origine naturelle ont suscité un grand intérêt. Les triterpènes semblent dotés de propriétés adéquates. De nombreuses expériences ont montré que ces composés ont plusieus mécanismes anti-diabète. Ils peuvent inhiber les enzymes participant au métabolisme du glucose, prévenir le développement de la résistance à l'insuline et normaliser les niveaux du glucose plasmatique et de l'insuline.

Il a été démontré que ces composants naturels, en comparaison avec les médicaments synthétiques, exercent une activité hypolipidémique et anti-obésité, en plus de leur effet hypoglycémique. Les triterpènes sont également des agents prometteurs pour la prévention des complications diabétiques. Ils exercent une puissante action antioxydante et inhibent la formation de produits finaux de glycation avancée impliqués dans la pathogenèse de la néphropathie, de l'embryopathie, de la neuropathie diabétique, ou dans le ralentissement de la cicatrisation des blessures. Jusqu'à présent, peu d'études cliniques se sont penchées sur l'utilisation des triterpènes dans le traitement du diabète. Toutefois, en raison de leur immense potentiel thérapeutique, ces composés méritent une attention particulière.

- Mis à disposition par Dr. Carol Hughes, Directeur de Phytorigins. PhD, Equine Natural Nutritionist, Angleterre -

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