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Plante de la semaine : Mûre (Rubus)

La leptine est une hormone et une substance chimique de signalisation qui provient et est dégagée par les tissus adipeux. Elle agit tout d'abord comme un ami en régulant et créant un équilibre énergétique grâce à de nombreuses fonctions. Elle tempère également la sensation de faim et dit au cheval quand arrêter de manger lorsqu'il n'a plus faim. Son rôle principal est d'empêcher que l'individu ne meure de faim en contrôlant l'énergie lorsque la nourriture est rare, mais, dans nos systèmes modernes de gestion équine, cette hormone commence à muter et à jouer un rôle plus sinistre.

Comme la leptine est dégagée par les tissus adipeux, plus le cheval a de dépôts gras, plus le cheval produit de leptine. Avec un BMI élevé mais pas gras inférieur à 7 et une bosse grasse sur l'encolure inférieure à 3 ou moins, la leptine agit normalement, active pendant les repas pour signaler au cheval qu'il doit arrêter de manger et lui procure une sensation de satiété. Le problème commence lorsque le cheval a accès à trop de glucides simples (par ex. l'herbe sucrée, le sirop de maïs pulvérisé sur de nombreux aliments en sacs) et à des aliments transformés qui perturbent la fonction d'indicateur de satiété du cheval, l'empêchant ainsi de trop manger. Cela génère le Syndrome du Cheval Affamé. Avec une dérégulation de la leptine, le cheval a toujours faim et il mange en permanence (réfléchissez...nous connaissons tous un cheval/poney qui mange sans arrêt !)

Une alimentation riche en sucres/glucides simples déclenche une résistance à l'action de la leptine. Le cheval se gave de nourriture tout en cherchant à manger de plus en plus d'aliments sucrés pour contrecarrer cette sensation permanente de vide créée par la résistance à la leptine. Lorsque la résistance à la leptine augmente, la résistance à l'insuline augmente, causant ainsi des pics de niveaux de sucre dans le sang, car le cheval est poussé à consommer de plus en plus de sucre sans se sentir rassasié. Il est intéressant de noter que le stress ou les périodes passées en box font également augmenter le niveau de leptine.

En cas de résistance à la leptine, l'hormone commence à agir de manière totalement incontrôlée et n'en fait tout simplement qu'à sa tête (auto-régulation). Elle entame un processus de mutation génétique. Les faits montrent que la résistance à la leptine centrale chez le cheval cause une obésité et qu'une obésité causée par une résistance à la leptine cause de nombreuses lésions des tissus périphériques, incluant le foie, le pancréas, les plaquettes et le système vasculaire (fourbure). Ces problèmes métaboliques et inflammatoires peuvent résulter soit d'une résistance à l'action de la leptine dans des tissus comme le système vasculaire, soit d'une action excessive de la leptine résultant d'une hyperleptinémie due à l'adiposité. Ainsi, le terme de “résistance à la leptine” englobe un phénomène pathophysiologique complexe. Les voies de la leptine incluent des interactions fonctionnelles avec l'insuline et le système immunitaire inné, comme l'interleukine.6.

Les niveaux de leptine vont diminuer avec une activité physique accrue et un accès limité ou nul au sucre et aux aliments transformés. Il est également important que le cheval fasse régulièrement de l'exercice ou se déplace dans un grand enclos pendant les longs mois d'hiver, afin de ne pas rester debout trop longtemps dans son box, ce qui entraînerait une augmentation naturelle de la leptine.

Les pousses de mûrier contiennent des niveaux élevés d'anti-oxydants qui aident à réduire la taille de la bosse grasse sur l'encolure et préviennent une dérégulation de la leptine.

- Mis à disposition par Dr. Carol Hughes, Directeur de Phytorigins. PhD, Equine Natural Nutritionist, Angleterre -

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